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Alors la femme vit que l'arbre était bon pour la nourriture et que c'était quelque chose d'enviable pour les yeux, oui l'arbre était désirable à regarder. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Puis elle en donna aussi à son mari, quand il fut avec elle, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils s'aperçurent qu'ils étaient nus. Ils se mirent donc à coudre des feuilles de figuier et se firent des pagnes. Genèse 3:6-7 |
Ève commença donc à regarder larbre avec un certain désir. Il semble qu'elle nait pas manifesté ni émis une seule contestation sur ces propos diffamatoires. En réalité, le diable lavait aussi séduite; il lavait amenée là où il voulait par une chose attrayante ou une tentation, et son désir égoïste incita Ève à pécher (pécher signifie faillir, contrevenir, manquer le but).
Combien sont vrai ces paroles inspirées : "Que personne, lorsquil est dans lépreuve, ne dise : " Je suis en train dêtre éprouvé par Dieu." Car Dieu ne peut être éprouvé par des choses mauvaises et lui-même néprouve personne [de cette façon]. Mais chacun est éprouvé en se laissant entraîner et séduire par son propre désir. Puis le désir, quand il a été fécondé, donne naissance au péché ; à son tour, le péché, quand il a été accompli, enfante la mort "(Jacques 1:14, 15. Proverbes 13:6).
La convoitise |
Voici que pour Ève, larbre devenait quelque chose de désirable, d'attirant pour les yeux. Elle a dû le sentir, le toucher . Finalement, la désobéissance ne paraissait pas aussi mauvaise que son mari le lui avait dit. Et puis, être comme Dieu, quelle aventure! (Isaïe 47:10). Tout comme un voleur qui convoite un tableau ou des bijoux, Ève se met à convoiter le fruit de larbre. L'expression "désirable à regarder" se traduit littéralement par "pour donner de la sagesse (de l'intelligence, de la prudence)".
Autrement dit, Ève voyait en l'arbre "un moyen" pour acquérir de nouveaux pouvoirs et une intelligence particulière de choses qui, pensait-elle, lui étaient encore cachées. Il s'agit bien d'un "moyen", d'un "procédé", et non "le" moyen; car le serpent était l'instrument mais le personnage qui le faisait parler était la ressource.
Le chemin de l'initiation |
Ce fait se reproduira plus tard encore, comme nous le verrons dans la deuxième section traitant du chapitre 5 (le Livre Sacré nous enseigne que tout au long de l'histoire humaine, il y aura opposition entre le Créateur qui propose ou fournit "Le" moyen de salut et un esprit invisible qui suggère un artifice, un substitut ou une imitation.
De là naîtra l'initiation au moyen de drogues, de pratiques obscures, de la magie, de symboles, que l'on retrouve particulièrement dans la prêtrise chaldéenne ou égyptienne, pour atteindre la ressource ou "l'esprit supérieur"). Mais comment allait-elle convaincre son mari ? La Parole de Dieu ne dit rien sur ce sujet, mais la désobéissance étant entrée dans son cur, Ève a pu user de charme et de persuasion auprès dAdam.
Que fit Adam ? |
Peut-être Adam discerna-t-il que cétait une créature invisible qui leur avait proposé une autre voie que celle de lobéissance à Dieu. Bien que le serpent ne se soit pas adressé directement à lui, Adam choisit de suivre sa femme dans la voie de la désobéissance. Par cet acte délibéré, il brisa le moule de la perfection. Conformément à ce qui lui avait été annoncé, il introduisit le péché dans le monde et fit encourir la condamnation à mort à son épouse Ève, à lui-même, et à leurs descendants. Ainsi, par le biais du serpent, Satan devint le premier homicide (Jean 8:44; Romains 5:12, 14; Actes 8:22-23).
Cependant la Loi de Dieu, donnée sur le mont Sinaï, ainsi que lenseignement du prophète et apôtre Paul, nous rappellent quAdam a fait un mauvais usage de son rôle de chef de famille. Il en est le principal responsable, car il a développé lui aussi un désir égoïste (Adam jouissait de relations privilégiées avec Dieu, il recevait un enseignement direct et il servait de prophète (porte-parole) auprès d'Ève (voir Adam visionnaire ou prophète?).
Ève a été dupée, mais pas Adam. Il na pas fait confiance à son Créateur, il n'a pas fait appel à lui pour résoudre le problème. Si Adam avait déclaré mauvaise laction de son épouse, lamour et la miséricorde de Dieu auraient permis à Adam dannuler la dette que Ève avait contractée auprès de Dieu, par le moyen de la fidélité et de lobéissance dAdam envers Dieu (Nombres 30:6-8; Romains 5:19; 1Tim 2:14).
Sur quoi leurs yeux s'ouvrirent-ils donc ? |
Alors leurs yeux à tous deux souvrirent, non pas sur une connaissance secrète, mais sur la honte qu'ils éprouvaient désormais au sujet de leur désobéissance. Il ne fait pas de doute quils furent troublés en eux-mêmes, quils navaient plus ni paix ni sérénité, que leurs relations avec Yahwah (heb: Yehwah) étaient perdues, du fait qu'ils s'étaient séparés de Dieu moralement et spirituellement .
Car rappelons-nous quavant de consommer du fruit de l'arbre de connaissance, ils ont dû croire que Dieu était un menteur, un tyran, un faiseur de subterfuge, et maintenant leur conscience les accusait et ils comprirent quils allaient mourir (Romains 2:15,Romains 9:1). Un changement dans leur corps sopérait déjà, mais aussi un changement mental car ils saperçurent quils étaient nus. Cette expression signifie-t-elle quauparavant ils navaient pas conscience de leur sexualité?
Non, car auparavant, Yahwah leur avait demandé de peupler la terre. Mais ils ne portaient plus lun vers lautre un regard innocent. Dautres parties des Saintes écritures nous informent que plus tard, mais avant le déluge, des anges abandonnèrent leurs demeures célestes pour avoir des relations contre nature (littéralement "avec une autre chair",voir Jude 6-8, 1 Cor 15:38-41) avec des femmes sur la terre.
Tout cela pour dire, quune créature parfaite qui renie Dieu tombe dans une forme de perversion ou d'avidité, raison pour laquelle ils se mirent à coudre des feuilles de figuier et se firent des pagnes (voir Genèse 6:2; 2 Pierre 2:4; Éphésiens 4:19; 5:3; Matthieu 8:30-3; Le sujet de Genèse 6:2 est traduit par "anges" dans la septante, et "fils du vrai Dieu" dans le texte hébreu).
L'esprit de suspicion ! |
Nos premiers parents se sont fait l'écho
de l'esprit de suspicion suscité par Satan. Ainsi ont-ils cru les
mensonges de Satan qui accusait Dieu dêtre totalitaire,
un tyran, de manquer damour. Leur manque de confiance en leur
Créateur les a conduits à renier Dieu. «Toutes
choses sont pures pour les purs. Mais pour les gens souillés
et sans foi rien nest pur ; au contraire, leur intelligence
comme leur conscience sont souillées. Ils déclarent
publiquement quils connaissent Dieu, mais ils le renient par
leurs uvres, parce quils sont détestables,
désobéissants, des gens qui nont
été approuvés pour aucune uvre bonne» (Tite
1:15-16).
Par ces actions
(et ce que décrit l'ensemble du Livre Sacré) nous discernons que la créature invisible sème
la suspicion pour solliciter la création d'un gouvernement terrestre et indépendant de Dieu (Eph 6:12). L'attention du lecteur est attirée sur cet
aspect, car le gouvernement de Dieu (le Royaume de Dieu) est un thème
important dans les Saintes Écritures.
L'harmonie des Écritures |
L'ouvrage qui clôture le Livre Sacré décrit les événements qui précèdent son rejet par une partie de l'humanité et la manière dont il est rétabli. En d'autres termes, le livre de la Révélation reprend (à l'envers) les événements de la Genèse mais pour décrire l'affermissement du Royaume de Dieu. On peut raisonnablement penser que c'est de par la volonté divine que ce livre clôture la Bible (quoique légèrement plus récent que les Épîtres de Jean), car les événement qu'ils mentionnent parachèvent le Canon biblique. Avec ses 70 livres, et la description de l'achèvement du dessein de Dieu, le Saint Ouvrage était complet.
Lorsque Yahwah Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam,
celui-ci a-t-il eu une vision de la création de sa « ‘ish-shah’ »
(femme), ce qui ferait de lui un visionnaire?
Les Saintes Écritures nous font connaître la personnalité du Divin et de ses
desseins. Si nous considérons seulement ces deux textes des Écritures :
Car nous sommes les collaborateurs de Dieu. (…) 1 Corinthiens 3:5-9.
Alors je devins près de lui comme un habile ouvrier. Proverbes 8:30
Nous comprenons que l’humilité du Souverain Éternel est
telle, qu’il désire non seulement que ses créatures intelligentes partagent
les joies de l’existence, mais également oeuvrent à ses côtés. Ce qui est
confirmé par le texte de la Genèse, chapitre 1 verset 26, où Yahwah s’adresse
à « l’habile ouvrier » en disant "Faisons l’homme à notre image,
selon notre ressemblance" (Gen 1:26 ; voir également Jean 1:2-3 et Col 1:16).
Puisque Yahwah est à l’origine de tout, l’Auteur de
toute chose (Rév 4 :11), et puisque sa personnalité demeure inchangée, eu
égard la tâche confiée par Dieu à Adam, on peut
comprendre que la volonté du Dieu Tout Puissant était qu’Adam fut non
seulement à l’image (morale) du Créateur, mais devienne également le reflet de celui-ci
dans son œuvre créatrice. Mais comment cela pouvait-il se réaliser? Le
premier homme Adam allait-il lui aussi être le père d’une création ?
Oui, en
effet, celle de l’humanité, car il entrait dans les desseins divins que la
Terre soit peuplée d'humains parfaits (Gen 1:28; Isaie 55:11). En associant
Adam à cette œuvre particulière, celui-ci pourrait plus pleinement refléter l’image de Dieu en tant qu’enseignant,
et par conséquent être un excellent prophète de Dieu. Ainsi le temps aurait
fait d’Adam
le père de nations, qui assurément auraient été organisées, car Dieu est un Dieu
d’ordre (1 Cor 14 :33), et ainsi à l’image des cieux (Col 1 :16), il y aurait eu
sur la Terre un gouvernement ou une administration dont Adam aurait été le premier représentant.
Outre le fait qu’Adam avait déjà vu la création d’animaux,
quel meilleur moyen existait-il pour Adam de comprendre la création de
lui-même , si ce n'est de voir la création d’une chair qui lui était semblable ? Cela
permettrait d’expliquer à sa future femme comment elle vint à l’existence,
et en même temps Dieu donnait à Adam un fameux cours de physiologie et d’anatomie
qui allait permettre à l’homme de considérer le gouffre qui sépare l’être
humain des animaux, puis de l’expliquer à ses descendants. Étant ainsi
enseigné, il pouvait à son tour en enseigner d’autres,
tout comme l’ange qui fut enseigné par Yahwah (Voir aussi 2 Timothée 2:2 ;1
Corinthiens 15:3 ;2 Pierre 3:2).
Cette explication peut paraître osée mais n’est pas du tout en opposition
avec la révélation du Livre Sacré, si nous considérons le texte
(prophétique) d’Ézéchiel (37:7-8) qui eut une vision, et celui de Job 10 :11, qui en parle comme d'un
fait acquis.
Ainsi et pour conclure à l’aide du texte de Genèse
chapitre 2, versets 21-23 (trad. Segond) : « Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond
sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma
la chair à sa place ». On peut penser qu’il se réveille et se
trouve dans une situation d'observateur semblable à celle du prophète Ézéchiel
(n'oublions pas qu'Adam a déjà vu la création d'animaux s'effectuer sous ses
yeux), puis : « L’Éternel Dieu
forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena à
l’homme ». Émerveillé et dans un état de ravissement complet, «l’homme dit : Voici cette fois celle qui
est "os de mes os et chair de ma chair"!». Ainsi, Adam n’était pas un
visionnaire mais un prophète.
Étude et commentaires du Livre Sacré |
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