Sixième jour de la création
Et Yahwah (heb: Yehwah) Dieu prit alors lhomme et linstalla dans le jardin dÉden pour le cultiver et pour sen occuper. Et Yahwah Dieu imposa aussi cet ordre à lhomme : " De tout arbre du jardin tu peux manger à satiété. Mais quant à larbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr. " Genèse 2:15-17 |
Adam, dont lesprit était vif et tout neuf, reçut avec beaucoup dintérêt et de confiance des renseignements qui le satisfaisaient. Il savait maintenant quil ne venait pas du domaine invisible doù son Créateur parlait, mais quil avait été formé à partir de la terre sur laquelle il vivait, quil était donc tiré du sol. Cest Yahwah qui était son créateur, la Source de sa vie. Voici comment s'exprime le prophète Isaïe: "Et maintenant, ô Yahwah, tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es notre Potier ; nous sommes tous l'uvre de ta main" (Isaïe 64:8).
Puisquil avait reçu la vie de Yahwah Dieu, il était un "fils de Dieu". Les arbres qui lentouraient dans le jardin dÉden produisaient des fruits bons pour la nourriture, quil pouvait manger pour entretenir sa vie, et demeurer une âme vivante. Mais pourquoi devait-il continuer à vivre, et pourquoi avait-il été mis sur la terre, dans ce jardin dÉden? Très probablement parce qu'en étant un homme pleinement formé, intelligent, doté de capacités physiques, il méritait datteindre un but dans sa vie et avait la possibilité par son libre-arbitre de plaire à son Créateur et Père en faisant Sa volonté.
Adam dut certainement remercier son Créateur de lui avoir confié une occupation utile dans ce beau jardin dÉden. Il connaissait maintenant sa volonté, et il allait pouvoir faire quelque chose pour Lui sur la terre. Il avait désormais une responsabilité, celle de cultiver le jardin dÉden et den prendre soin, mais ce serait un travail agréable. En laccomplissant, il pourrait garder le jardin dÉden dans un état qui glorifierait et louerait Celui qui lavait fait, Yahwah Dieu. Dès que son travail lui donnerait faim, Adam pourrait manger à satiété les fruits des arbres du jardin. Il renouvellerait ses forces et continuerait ainsi à vivre heureux indéfiniment, éternellement. (Voir Ecclésiaste 3:10-13).
Ainsi, Dieu ne laisse pas l'homme dans l'ignorance et il n'y a pas de mystère sur les raisons de lexistence humaine. Son amour est tel qu'il souhaite faire partager les joies de l'existence intelligente. Amener à l'existence ce qui n'existe pas est impossible aux humains, c'est pourquoi certains croyants disent de la vie qu'elle est un miracle.
Quétait cet "arbre de la connaissance du bon et du mauvais", et que pouvait signifier la consommation de son fruit?
Il sagissait dun arbre réel, mais que Dieu utilisait comme symbole. Parce que Dieu la appelé "larbre de la connaissance du bon et du mauvais" et quil a ordonné de ne pas manger de son fruit, larbre symbolisait fort bien son droit de déterminer pour les humains ce qui est "bon" (ce qui lui plaît) et ce qui est "mauvais" (ce qui lui déplaît). Par conséquent, la présence de cet arbre rappelait à Adam le respect qu'il devait à Dieu par égard pour sa souveraineté et que, quoiqu'il fût libre, sa liberté s'arrêtait là où celle de Dieu commençait.
Parce que l'être humain n'est pas une mécanique, mais un humain doué de raison avec des facultés morales, ces valeurs morales ou spirituelles sont très supérieures aux lois physiques. Chaque homme et chaque femme se doit d'exercer à bon escient ses facultés de jugements afin d'agir raisonnablement selon sa conscience, dans ses relations à l'égard de Dieu et d'autrui. Ses facultés spirituelles, mentales, morales et affectives le démarquent ainsi des animaux. Aux fruits de l'arbre de la connaissance sont ainsi rattachées des valeurs d'une extrême importance que nous verrons plus tard.
Avoir des actions contraires à la morale conduit à ce qui est mauvais pour lorganisme et cest ce que lon peut aisément constater avec les maladies sexuellement transmissibles, la drogue, le vol, et dautres choses semblables. Remarquez que les mots hébreux sont traduits par « bon » et « mauvais » et non pas par « bien » et « mal ». En effet, les mots hébreux ne donnent pas les nuances que peuvent suggérer les mots bien et mal. Ainsi, quand Yahwah donne une loi, cest pour le bien de lêtre tout entier, non seulement mental mais aussi physique. Ceci est rappelé dans le cinquième rouleau où le bien est associé à la vie et le mal à la mort. Nous lisons :
" Vois : je mets vraiment aujourdhui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Si tu écoutes les commandements de Yahwah ton Dieu, que je te commande aujourdhui, de manière à aimer Yahwah ton Dieu, à marcher dans ses voies et à garder ses commandements, ses ordonnances et ses décisions judiciaires, alors, à coup sûr, tu resteras en vie et tu te multiplieras ... Oui, je prends aujourdhui à témoin contre vous les cieux et la terre, que jai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; et tu dois choisir la vie, afin que tu restes en vie, toi et ta descendance, en aimant Yahwah ton Dieu, en écoutant sa voix et en tattachant à lui ; car il est ta vie et la longueur de tes jours, pour que tu habites sur le sol que Yahwah a juré à tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, de leur donner" (Deutéronome 30:15-20).
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